Le retour des vacanciers et le tourisme de masse, peut-on l’accepter ?

par | Sep 9, 2022 | Non classé | 0 commentaires

Bon, l’été est fini malheureusement et la rentrée a déjà commencé pour beaucoup. En cette fin de saison, faisons un point sur le tourisme français deux ans après le début du Covid-19. Les sites touristiques sont heureux de voir revenir les vacanciers en nombre. Cependant, certains accueillent les touristes avec des restrictions d’accès. Les sites sont tellement sollicités que l’érosion des sols est accélérée. Alors une question se pose, avec le retours des vacancier, peut-on continuer d’accepter le tourisme de masse ?

Retour sur les chiffres de 2020 en France

sOn se souvient tous de l’année 2020 qui a été très dure pour le monde entier. En France, selon une étude de l’agence de développement touristique (Atout France), la crise sanitaire provoque un effondrement du tourisme international de 50 % par rapport au niveau de 2019. Plus d’images de plages bondées sur la Côte d’Azur ou de foules devant La Joconde. Le tourisme français prend un coup.

Dans leur livre L’an zéro du tourisme, Penser l’avenir après la Grande Pandémie , paru en juin 2022, Jean Viard, sociologue, et David Medioni, directeur de l’Observatoire des médias de la Fondation Jean-Jaurès, se posent une question très intéressante. « Faut-il être optimiste quant à l’avenir du tourisme et quant à sa réinvention, ou bien tout va-t-il recommencer comme avant l’interruption due au Covid-19, et les dégâts, s’amplifier ? » Nous allons voir qu’il y a eu une prise de conscience suite à la crise sanitaire, mais va-t-elle durer ? Et allons-nous mettre des choses concrètes en place ? Dites-moi ce que vous en pensez en commentaires. 😊

Coronavirus
Marches du Mont Saint Michel

Le grand retour des touristes

Je vais vous donner une partie de la réponse et pour cela il faut revenir dans le présent, deux ans après le début de la crise. En mars 2022, 9 personnes sur 10 interrogées par Atout France déclarent prévoir un voyage de loisirs pendant les 6 prochains mois.  6 personnes sur 10 veulent partir dans l’Hexagone.

Peut-être faites-vous partie de ces français qui ont voyagé en France ? Si c’est le cas, dites-moi où vous êtes allé ! Sinon, direction notre quiz pour connaitre votre prochaine destination. 😉

En plus des voyageurs français, les étrangers reviennent aussi. Les recettes du tourisme international sont largement rattrapées, en mars, nous sommes à seulement – 4 % du niveau de 2019.

Nous sommes d’accord pour dire que cette dynamique est une aubaine pour le tourisme français et donc pour les acteurs économiques locaux. Cependant, le retour des touristes dans les zones très fréquentées inquiète beaucoup. Pendant cette année 2020, le contraste entre une même ville avec et sans le tourisme de masse, a mis en avant l’impact environnemental néfaste du tourisme de masse.

Canaliser le tourisme de masse ?

Certaines villes ont pris les devants pour préserver leur patrimoine naturel. Si vous êtes allez à Marseille par exemple, vous avez dû voir que depuis juillet, la ville restreint l’accès aux calanques de Sugiton et des Pierres Tombées. Vous devez réserver et l’accès est limité à 5 personnes par groupes et à 8 accès maximum sur la période estivale. Depuis 2021, les sites de Bavella, la Restonica et les îles Lavezzi, en Corse ainsi que l’île de Porquerolles (Var), ont fait également le choix de restreindre l’accès et ont mis en place des quotas.

À Paris, Saint-Malo ou encore Bayeux, vous êtes aussi restreint du côté des locations touristiques pour éviter de monopoliser le marché immobilier local.

Même si des politiques sont mises en place par les collectivités, la prévention du tourisme de masse passe aussi par notre responsabilisation en tant que voyageurs. L’idée d’une charte de bonne conduite des touristes émerge. Il s’agirait de mettre le sujet du tourisme durable à l’ordre du jour dans l’esprit de tous les voyageurs. Bonne idée ou pas ? Vous en pensez quoi ?

Les Calanques
Bras tendu avec des immeubles dessus et des arbres et des oiseaux au bout des doigts

Basculer vers le tourisme durable

Vous l’avez peut être remarqué, depuis quelques années, une tendance se développe dans le secteur du voyage. Tourisme durable, écotourisme, slowtourisme… Des noms différents mais l’idée reste la même : voyager en conscience et poursuivre notre action en faveur de l’environnement pendant nos vacances.

Manon Vonderscher, la responsable marketing et communication de Tours Loire Valley, souligne une hausse de la demande du tourisme durable, surtout la crise sanitaire. Pour nous inciter à être plus responsables, voyageurs comme hébergeurs, l’office de tourisme de Tours a intégré dans son magazine Goût de Tours des circuits plus respectueux de l’environnement. Vous retrouverez aussi un guide du tourisme responsable : des idées de séjours, de votre transport à votre assiette en passant par vos activités.

Du côté de la Vienne, l’office de tourisme de Châtellerault s’engage également vers ce type de tourisme avec la mise en place d’une « charte du visiteur slow en Grand Châtellerault ».

Les deux Offices de tourisme sont membres de l’Association pour le tourisme durable (ATD) et ne suivent donc pas une tendance mais veulent réellement instaurer une politique en faveur du tourisme durable.

Rassurant non ? Pour vous, mes chers petits lecteurs qui êtes attachés à une démarche écoresponsable, rassurez-vous, beaucoup d’organisations ont cette conviction et œuvrent dans ce sens !

En conclusion, on peut dire que nous partons dans la bonne direction pour limiter notre impact environnemental grâce aux décisions des organisations mais aussi à la prise de conscience des voyageurs. Plusieurs pistes sont à suivre pour réinventer le tourisme. Mais sommes-nous à repenser notre manière de consommer les vacances ? L’avenir nous le dira…

(Oui je me suis amusée en mettant du suspense comme dans les films ou les romans 😂)

Prêt à partir ?

Je fais le test d’escapadd pour découvrir ma destination !

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